Les réseaux sociaux sont-ils devenus un cimetière virtuel où
l'on dépose ses hommages en souvenir de la personne défunte? En tout
cas, il arrive très souvent que lorsqu'une personne décède, ses comptes
restent ouverts donnant lieu à un flot de témoignages et autres
souvenirs.Peu de personnes étaient au courant du drame avant qu'une de ses amis, Jessa Moore, ne poste un message sur le profil Facebook du disparu : "Je suis un ami d’Anthony. J’aurais préféré vous informer tous personnellement par téléphone, et j’admets qu’il s’agit d’une manière peu conventionnelle de l’apprendre, mais notre cher ami Anthony est décédé. Je partage l’information ici parce que si j’étais un ami d’Anthony, je voudrais être prévenu, et je sais qu’Anthony a des amis un petit peu partout dans le monde".
30 millions de profils de décédés
Ce message a donné lieu à un ensemble de témoignages et de photos souvenirs. Jessa Moore a alimenté cette page régulièrement pendant quatre mois. Pour certains, revoir tous ces souvenirs du défunt a été une expérience douloureuse.
Au fil du temps, Facebook et son milliard d’inscrits, est devenu le plus grand site mortuaire en ligne. Depuis la création du web, il était évident que les gens ayant une adresse mail, un compte sur les réseaux sociaux ou même un site internet, laisseraient une trace virtuelle derrière eux. Sur Facebook, on estime qu'il existe 30 millions de profils appartenant à des personnes décédées. Lorsque la famille ou les amis disposent des identifiants, les comptes sont parfois fermés. Mais dans le cas contraire, il est très difficile d’en obtenir la fermeture. Sur Facebook par exemple, seul le propriétaire du compte peut décider de fermer son compte et si la famille ne dispose pas des codes secrets, la firme américaine ne pourra pas leur fournir ces accès.
Une absence de normes qui donnent des situations déconcertantes
"Il n’y a pas encore vraiment de normes concernant la mort sur les réseaux sociaux", explique Jed Burbaker, spécialiste de l’identité digitale à l’université d’Irvine, en Californie. "Ce qu’on sait c’est que cette génération Facebook aura plus d’expériences avec la mort que la génération précédente".
En attendant, ces profils fantômes donnent parfois lieu à des situations très gênantes ou par exemple, des gens qui ne sont pas au courant de la disparition de leur "ami", continuent de lui souhaiter annuellement un joyeux anniversaire...
yahoo.fr
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